Voyage de 1eST2S en Hauts-de-France

Nous sommes élèves dans une classe de première ST2S (Science et Technique de la Santé et du Social) du lycée Jean-François Millet de Cherbourg-Octeville. Nous avons fait un voyage à but pédagogique, dans le département de la Somme, dans le Nord. Nous sommes partis le Mercredi 16 Mai 2018 à 8H et sommes revenus le Vendredi 19 Juin vers 2H du matin.

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Le parcours !

Nous sommes partis du Lycée le Mercredi matin pour 6H de route jusqu’à la destination du jour : Le Familistère de Guise que nous avons visité l’après-midi. Puis nous nous sommes restaurés au lycée Pierre de la Ramée de St Quentin où nous avons été très bien accueillis. Nous avons passé la nuit à l’auberge de jeunesse de St Quentin. Cette petite auberge sert également de camping municipal et l’accueil fut aussi très agréable. Le soir, nous avons eu quartier libre. Nous pouvions regarder le match OM vs Atlético Madrid ou bien rester dans nos chambres conçues pour accueillir 6 personnes, certaines de ces chambres ayant un balcon donnant sur la route et d’autres sur le camping en direction du coucher de Soleil. Le lendemain matin, nos professeurs avaient prévu le petit déjeuner: boissons chaudes, pain de la boulangerie et viennoiserie !

Nous sommes allés visiter l’Historial de Péronne de 9H30 à 11h30 puis nous avons mangé dans le lycée Pierre Mendès France où nous avons également très bien mangé. Suite à cela, nous sommes partis visiter les tranchées reconstituées de Fay durant 2H30. A la fin de la visite, nous avons repris le bus en direction de Paris. Le trajet a duré environ 2H, et nous nous sommes dispersés pour le repas du soir, il y avait beaucoup de petits restaurants ou bien des fast-food comme MacDo ou Burger King à proximité du théâtre. A 20H, nous sommes allés voir la représentation théâtrale de L’île des esclaves de Marivaux interprété par la Comédie Saint-Michel au 95, Boulevard Saint-Michel. Puis vers 21h30, nous sommes repartis en bus en direction de notre lycée dans une ambiance musicale avant que ne vienne le silence total

L’Historial de Péronne…

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Nous avons visité le musée de Péronne qui se trouve dans la Somme et qui est consacré à la première guerre mondiale. Il s’organise de manière chronologique autour de quatre salles avec différentes vitrines où sont exposées 70 000 documents originaux : œuvres d’art, objets, affiches, articles de presse, uniformes… Les vitrines s’organisent en trois étages, le premier étage est le point de vu allemand, le second celui des français et enfin le troisième étage, le point de vue anglais. Au milieu de ces salles, on trouve des espaces aménagés à même le sol, comme des tombes, où l’on peut voir des uniformes et des armes de guerre. Il y a aussi une salle sur l’artiste Otto Dix.

 

Ces affiches du musée montrent la propagande pour la mobilisation de jeunes britanniques pour aller sur le front de la Somme.

Nous avons travaillé sur la thématique de la guerre totale. La guerre totale est avant tout une guerre économique qui mobilise les forces productrices des Etats avec une production massive d’armement. C’est également une guerre de propagande, où la presse est censurée et mensongère. C’est aussi une guerre marquée par des combats sauvages et meurtriers notamment à cause d’un armement moderne (mitrailleuse, gaz, tank) et des stratégies meurtrières (assauts dans le no man’s land). La population civile est aussi directement impactée par le conflit notamment sur les zones de front où les villages et villes sont détruits.

La salle Otto Dix

Otto dix est né le 2 décembre 1891 à Untermhaus, en Allemagne. Il reçoit une éducation artistique par sa mère, Pauline Louise Dix, qui aimait la musique et la peinture. Durant sa jeunesse, il étudie l’art et entre même à l’École des arts appliqués de Dresde en 1909. Otto Dix expérimente tous les styles de peinture. Il s’essaye au cubisme, au futurisme et plus tard au dadaïsme. Quand la première guerre éclate, Dix s’engage dans l’armée et à 24 ans, il est mobilisé comme artilleur sur le front occidental (France, Flandre et en Russie). Il en ressortira vivant mais traumatisé. Il essayera d’oublier ces atrocités en les peignant, comme « Les Joueurs de skat » en 1920, « La guerre » (1929-1932) ou bien « La tranchée » en 1918. Son courant artistique se concrétise après la guerre pour dénoncer les horreurs de la guerre et partager son expérience, ses œuvres deviennent donc expressionnistes et réalistes.

A l’Historial de Péronne, une salle est réservée à une cinquantaine d’eaux fortes d’Otto dix. Ses gravures portent sur la guerre et évoquent les thèmes suivants : la destruction, la mutilation des corps humains, la réinsertion difficile, la sauvagerie des combats.

Ces eaux fortes sont touchantes, poignantes et une atmosphère particulière se dégage de la pièce. Elles sont toutes en noir et blanc, très réalistes, et nous permettent de mieux comprendre ce que vivaient ces hommes durant la guerre et les atrocités qu’ils ont vécues.

Suite à cette visite de l’ Historial de Péronne, nous vous conseillons fortement d’aller voir cette exposition.

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Transplantation, date de 1924, c’est une gravure a l’eau-forte qui mesure 47 x 34,6 cm. Cette œuvre présente une gueule cassée dans une chambre d’hôpital.

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Le soldat Blessé, date de 1924, c’est une eau-forte qui mesure 35.6 x 47.6 cm. Cette œuvre présente un dessin qu’il a rapporté du front. Nous pouvons voir son visage avec des yeux exorbités, des rides prononcées et une bouche énorme et ouverte. Nous pouvons observer que le soldat a une main arrachée et ses entrailles sortent du corps. Cette œuvre dénonce l’horreur des combats et les conséquences du conflit au travers de la souffrance atroce du blessé ou peut-être est-il déjà mort.

La tranchée de fay

La tranchée de Fay est une tranchée restaurée dans un petit bois de la ligne de front de la bataille de la Somme à proximité du village de Fay.  

« De ce petit village de 70 âmes complètement détruit en septembre 1916, il reste certains vestiges. Et c’est là qu’au printemps 2014, une association, le sapeur picard, a décidé de reconstituer deux tranchées et de les refaire dans les mêmes conditions qu’à l’époque : pas de matériel électrique, pas de pelleteuse. Tout à la pelle et à la pioche, avec les mêmes méthodes de consolidation : du bois de récupération et des sacs de terre. Elles ont été reconstituées là même où elles avaient été creusées il y a un siècle. Ce qui avait donné lieu à de nombreuses découvertes, des vestiges des combats, des douilles aux armes, en passant par des bouteilles, des couverts, et même les câbles de télégraphie. »

Extrait du journal Le courrier Picard 

Le président, Bruno Thorel, propose de la faire visiter au public. La visite est assurée par des membres de l’association, en uniformes d’époque, qui permettent aux visiteurs de se replonger un siècle en arrière. L’ouvrage est alors saisissant de réalisme.

Notre visite :

Nous sommes partis du village de Fay pour rejoindre les ruines de l’ancien village complétement détruit lors de la 1ière guerre mondiale. Il n’ en reste pratiquement rien ! Puis nous nous sommes arrêtés dans un champ, et nous avons assisté à des démonstrations de tirs de grenade de la guerre 14-18. Nous avons ensuite rejoint les tranchées reconstituées pour les visiter. La nature avait repris ses droits dans la zone. Les tranchées sont profondes et bien sécurisées de façon à ce qu’elles ne s’écroulent pas. Elles étaient longues et linéaires et traversaient toute la forêt.

Le familistère de Guise, présentation

Le familistère a été construit de 1859 à 1884 par Jean-Baptiste André Godin pour permettre aux ouvriers d’avoir de meilleures conditions de vie. Godin a ainsi logé plus de 900 ouvriers ce qui lui permettait aussi d’avoir une main d’œuvre tout à son service car l’usine se situait à côté du Familistère.

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Né à Esquéhéries (Aisne) le 26 janvier 1817, Godin a inventé un nouvel appareil de chauffage en 1840 : le poêle en forme de fer. Il a ainsi créé son usine de fonderie à Guise. Il fait partie des premiers patrons, en s’inspirant d’un livre de Charles Fourier, à avoir créé une ville dite  »utopique ». Il décédera le 15 janvier 1888 à Guise et sera enterré dans un des jardins.

Le familistère est pensé comme une ruche qui est le symbole de l’association industrieuse. Il représente aussi une organisation sociale harmonieuse (la ruche est devenue l’emblème du familistère à partir de 1895). Le familistère a été pensé de façon à ce que les ouvriers aient de bonnes conditions de vie afin de mieux travailler, il est aussi à proximité de l’entreprise. De nombreuses activités étaient proposées notamment dans la cour du pavillon central ( plus grande scène du familistère ) dans lequel se passaient des représentations durant la fête du travail. La lumière naturelle occupe une place centrale dans le familistère notamment avec des appartements spacieux et bien exposés et un ciel de verre contenant 5226 carreaux représentant 110 mètres carrés.

Plan du Familistère de Guise

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Le site de Guise est composé du Familistère (2) qui est le bâtiment principal, d’un petit théâtre (3) (ce qui était rare à l’époque pour les ouvriers), de deux écoles qui étaient de part et d’autre du théâtre, de magasins (1), d’un immense jardin (7) comportant un kiosque à musique (8) puis un autre parc (6), d’une buanderie avec une piscine (4) ainsi qu’une nourricerie et d’un pouponnat. Godin avait, lui, son propre appartement (5). Il y avait deux sorties : une pour aller vers la ville (9) ainsi qu’une pour aller vers l’usine de Godin (10).

Guise et l’utopie

L’utopie dans l’industrialisation et les cités sociales

Charles Fourier (1772-1837), est un philosophe qui va inspirer plusieurs communautés utopiques et Godin en particulier. C’est Godin qui va créer Guise. Son idée est de créer une cité idéale organisée par phalanges (1620 individus). Un phalanstère est un ensemble de bâtiments à usage communautaire reposant sur une libre association de leurs membres. Fourier cherche à mettre en avant les principes de l’attraction sociale et recherche l’harmonie sociale.

Au XIXème siècle dans la continuation des Lumières, les socialistes utopiques rêvent d’un monde idéal fabriqué de toute pièce hors de l’histoire, ils ont remarqué que la classe ouvrière était la plus souffrante mais ils veulent améliorer les conditions de vie de toutes les classes sociales même les plus privilégiées.

Jean-Baptiste André Godin nomme sa cité Familistère par analogie avec Phalanstère.

Les 500 appartements du Familistère hébergent 1500 à 2000 personnes. Ils s’organisent autour de la cour centrale lumineuse du palais central. Godin adopte une séparation des fonctions industrielles et domestiques. Un jardin et des potagers individuels environnent le Familistère. Quant à l’école et au théâtre du Familistère, c’est parfaitement inédit. Dans ce familistère une buanderie-piscine est dédiée à la propreté du linge et à l’hygiène des corps, le bassin de la piscine situé en contrebas est mis en lumière. Une structure métallique évoque l’ancien plancher mobile qui permettait d’ajuster la profondeur d’eau à la taille des nageurs.

NOTRE AVIS…

Points positifs au XIXème siècle : le familistère est un exemple de vie en communauté : les familles vivent les unes avec les autres, il y a répartition égale des salaires, la possibilité d’offrir à chacun des activités répondant au goût de tout le monde : piscine, théâtre, basket… ; Les conditions de vie sont bonnes notamment si l’on compare ce mode de vie à la vie d’un ouvrier au 19ième siècle vivant dans une banlieue industrielle !

Points négatifs au XIXème siècle : les individus ont des libertés limitées et les familles une intimité restreinte. A partir de 22h, il fallait chuchoter pour ne pas se faire entendre, tous les nouveaux entrants ont un apprentissage à faire et des conseils à recevoir afin de se mettre au courant des règles du familistère, les appartements sont petits, le linge ne pouvait pas être lavé dans les logements à cause de l’humidité, il y avait interdiction d’avoir des animaux…

Pause théâtre à Paris

La Comédie Saint-Michel est un théâtre privé situé au 5ème arrondissement, au sein d’un triangle formé par Saint-Michel, Mouffetard et Montparnasse.

Le théâtre est situé dans un quartier animé et commerçant, proche du jardin du Luxembourg, du Panthéon et de la Sorbonne.

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Le théâtre comporte deux salles de spectacles : une de 160 places et une autre de 60 places.

La grande salle a un plateau de 25 m² avec une ambiance chaleureuse dans un décor rouge grenat.

La petite salle a un plateau de 13 m² avec un charme typiquement parisien aux murs en pierres.

 

Présentation de la pièce : L’île des esclaves de Marivaux.

Les acteurs : Violette Blanckaert (Cléanthis) ; William Rageau (Trivelin) ;Mickael Soleirol (Iphicrate) , Ludivine Mermet (Euphrosine), Nicolas Laurent (Arlequin)

Metteur en scène : Mickael Soleirol

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Résumé de la pièce

Deux esclaves et leurs maîtres respectifs s’échouent sur une île où les pouvoirs et les rapports sociaux s’inversent. Pendant que Cléanthis et Arlequin se réjouissent de leurs nouveaux pouvoirs, les anciens maîtres se morfondent sur leur sort.

Ressenti : L’environnement était différent des pièces que l’on a eu l’habitude de côtoyer tout au long de l’année, du fait de l’étroitesse de la pièce nous nous sommes sentis plus proches des acteurs, l’ambiance générale était bonne. Le jeu d’acteur était bon, particulièrement celui de Cléanthis.

 

Articles rédigés par les élèves de la classe de 1ST2S2.

Loriane, Emma, Léa, Cindy, Zoé, Clara, Thomas, Estelle, Clémentine, Manon, Benjamin, Lisa, Chloé L., Laurine, Léa, Candice, Florine, Loanne, Coline, Sophie, Amandine, Cholé R., Chloé R., Audrey, Noémie, Salomé, Juliette et Océane.

Professeurs accompagnateurs : Mme.Fournier, M.Chauvin

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