Qui a dit que les jeunes ne lisaient plus?

 

Les adultes ont souvent tendance à croire que les jeunes ne lisent pas et s’en apitoient, à juste titre quand on sait tout ce que la lecture peut apporter à la réflexion personnelle. Difficile pour une jeune personne d’apprécier la grande littérature quand elle ne possède pas les clés pour bien la comprendre (c’est l’enjeu du cours de français de la faire apprécier)… On a vite fait de formuler ce raccourci : « je n’aime pas lire »… Mais, quand on creuse un peu, on se rend compte que les jeunes aiment lire ! Peut-être pas la littérature inscrite au programme, mais des livres plus accessibles, adaptés à leur âge, qui leur permettent de rêver, de s’échapper du monde ou au contraire de mieux comprendre le monde contemporain.

 

C’est dans cette optique que les élèves de 2nde B participent à un parcours de lecture ayant pour thème : « Regards sur le monde ». Pour ce projet, des supports très variés, bandes dessinées, romans, courts récits, romans graphiques sur des thèmes divers ont été financés par le CDI. A travers ces livres, il s’agit de montrer à quel point la lecture peut nous ouvrir l’esprit et nous aider à mieux comprendre le monde complexe dans lequel nous vivons. Voici une sélection d’articles écrits par les élèves :

 

 

 

 

Bianca, un roman de Loulou Robert, 2016

 

« Aujourd’hui, je me rends compte que ce n’est pas nous qui sommes fous, c’est le monde qui est fou. Et si nous sommes abîmés, c’est parce qu’on s’en est aperçus »

 

Bianca est un roman qui s’inspire de la vie d’une jeune fille qui a fait une tentative de suicide et qui raconte son parcours dans un hôpital Elle y découvre, amour, bonheur et véritable mort pour cause de maladie et prend conscience petit à petit des choses. Ce roman, est très adapté pour les jeunes de 15 ans, facile à lire, il est non seulement très émouvant mais très comique à certains moments, un mélange parfaitement réalisé. Le suspense est installé tout au long de l’histoire autour du personnage principal, va t-elle s’en sortir, est la question qui revient sans cesse. Vu l’épaisseur du livre, on s’attend à ce qu’il soit compliqué et très long mais les chapitres s’enchaînent très bien et l’histoire est très palpitante. Un certaine sensibilité s’installe et on peut à certains moments se mettre à la place du personnage qui passe par plusieurs étapes tout au long de son parcours. On en découvre beaucoup, du sens et de l’importance de la vie, de tous les sentiments que l’on peut retrouver et ressentir. Cette histoire nous fait comprendre qu’il faut profiter de la vie, que nous nous faisons beaucoup de mal alors que des choses plus graves arrivent autour de nous. Chaque personnage à son importance dans l’histoire et apporte un changement dans la vie de Bianca, l’héroïne de ce roman.

 

Maëlle Barthonat

 

L ’ORANGERAIE de Larry Tremblay

 

L’Orangeraie est un roman de guerre paru en 2013 et édité par Gallimard.

 

1/Résumé

 

Amed et Aziz, des jumeaux âgés de 9 ans, vivent avec leurs parents, Zahed et Tamara, au cœur d’une orangeraie qu’ils partagent avec leurs grands-parents paternels vivant tout proche. Ces frères sont inséparables, complices et mènent une vie paisible. Malheureusement, une nuit, un obus provenant du versant opposé de la colline tombe sur la maison des grands-parents et les tue. A peine remis de cette tristesse, la famille doit faire face à une grave maladie d’Aziz. Quelques temps plus tard, la famille reçoit la visite de trois hommes dont Soulayed, un homme important du village voisin, qui tente de les convaincre que des ennemis menacent leurs terres. C’est alors qu’il demande à Zahed de choisir l’un de ses fils pour accomplir une vengeance de l’autre côté de la montagne car, selon lui, ils sont les seuls à savoir éviter les mines sur le chemin. Amed ou Aziz aura alors pour mission de se faire exploser au milieu des camps militaires ennemis. Lequel des deux enfants sacrifier ? A quoi mènera ce sacrifice ?

 

2/ Mon avis

 

L’histoire de ce livre m’a passionné même si le fond est triste, émouvant et poignant. L’auteur a su me tenir en haleine grâce aux dilemmes frappant la famille, aux décisions prises et a su être touchant à travers une fraternité à toute épreuve. Cette histoire est d’autant plus prenante qu’elle pourrait se calquer sur la réalité. De plus, l’écriture est simple et vivante ce qui donne une fluidité à la lecture. Enfin, les dernières pages sont un pur bonheur car elles renferment un terrible rebondissement.

 

JE VOUS CONSEILLE VIVEMENT LA LECTURE DE CE LIVRE !

 

Théo Dufour

 

La Rose dans le bus Jaune est un roman d’Eugène Ebodé, un écrivain noir, né le 11 janvier 1962 à Doula au Cameroun.

 

En 1955, en Alabama, règne la ségrégation : il existe des écoles, des bars, des restaurants réservés aux blancs, d’autres aux noirs. Dans le bus, tout le monde paie le même tarif mais les noirs sont relégués au fond ; ils paient en montant dans le bus et doivent ressortir pour monter à l’arrière.

 

Quand Rosa Parks, une couturière noire née le 4 février 1913, refusa de céder sa place à un blanc, elle fut embarquée par deux policiers pour violation de la loi.

 

En s’inspirant de faits réels, l’auteur, Eugène Ebodé nous fait revivre la lutte contre la ségrégation, qui débuta par le procès de Rosa puis se poursuivit avec le boycott de 381 jours à l’encontre des compagnies de bus.

 

Ce boycott organisée en partie par le jeune Martin Luther King, pasteur dans la paroisse de Rosa, montrera que la population noire fait partie intégrante de l’économie locale et ne peut être ignorée.

 

Voilà comment, par un « simple » refus, Rosa Louise McCauley Parks est devenue Rosa Parks la fameuse, la célèbre, celle qui est, depuis, considérée comme la « mère du mouvement des droits civiques ».

 

Soutenue par la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) et le jeune Martin Luther King ; Rosa Parks devient le symbole d’une résistance qui se veut pacifique.

 

C’est un ouvrage qui permet de mieux cerner cette période des Etats-Unis qui est parfois un peu trop résumée dans nos livres d’histoire.  J’ai trouvé ce roman très bien construit avec beaucoup de détails historiques, qui fait vraiment « vivre cette période » .

 

Léa Corbet

 

Bianca est un roman écrit par Loulou Robert. Il a été publié en 2016 par les éditions Julliard.

 

Il parle de Bianca, une jeune fille de 16 ans rongée par la dépression. Elle en vient à s’ouvrir les veines malgré son jeune âge. Elle est donc envoyée à l’unité psychiatrique de sa ville. On la suit pendant les mois de son hospitalisation. On la voit également se recréer une vie sociale et retrouver des émotions qu’elle n’avait pas ressenties depuis longtemps. Elle affronte la réalité avec la lecture de poèmes comme ceux de Verlaine. Les médecins lui interdisent de lire des romans pour éviter de la faire rêver d’une certaine utopie inexistante.

 

L’écrivain nous parle d’un sujet très sensible à aborder ou à expliquer sans trop de difficulté. Le livre comporte peu de description ce qui facilite la lecture.

 

Ce roman m’a beaucoup touchée, j’ai ressenti beaucoup de compassion envers chaque personnage.

 

Enola BRIAND, 2ndB.

 

Le goût de la tomate, par Christophe Léon, paru en 2011.

 

Nous nous trouvons sous une dictature, où l’on interdit de cultiver, de récolter et de manger des légumes cultivés chez soi , c’est d’ailleurs pour cette raison que la mère de l’enfant a été arrêtée et qu’elle s’est enfuie.Les autorités imposent aux citoyens d’aller chercher fruits et légumes dans des centres commerciaux où les prix sont imposés ainsi que les quantités. Le père et fils se lancent dans la culture clandestine de tomates, voulant se rebeller. Après avoir récupéré graines et terreau au marché noir, les deux garçons passent de longues journées à surveiller leurs plantations…

 

Un livre court, trop court avec une fin qui nous laisse un peu dans le mystère. On imagine mal notre société fonctionner de telle sorte mais ce texte nous montre que nous devons profiter de nos libertés et de nos droits. Un récit à la typographie agréable et au nombre de pages réduit.

 

Clément Gaiffe

 

Les mots qu’on ne me dit pas

 

C’est un roman écrit par Véronique Poulain, sorti le 20 août 2014.

 

C’est un témoignage d’une fille entendante avec ses parents sourds.

 

Elle va raconter comment elle a vécue avec cela au fur et à mesure des années, expliquant clairement et simplement ses moments de colères, de doutes et aussi de gênes.

 

J’ai bien aimé ce livre puisqu’il est facile et rapide à lire et aussi car la jeune fille va raconter des problèmes que certaines personnes n’ont pas eu l’occasion de connaître.

 

Chloé Michaux 2B

 

Les mots qu’on ne me dit pas , Roman  – Ecrit par : Véronique Poulain – Edité le 20/08/2014

 

Thème principal abordé: Le quotidien de personnes mal-entendantes

 

Le sujet principal de ce livre écrit par Véronique Poulain est la surdité. A travers ce roman , on découvre le mode de vie, le monde, les soucis des personnes malentendantes ou sourdes.

 

Tout d’abord , le livre nous évoque la vie d’une fille entendante qui vit avec des mal-entendants ; ses parents et son oncle . On découvre le quotidien permanent de cette fille à travers la première personne, ce qui nous permet de nous mettre vraiment à sa place . Elle exprime ses peines envers ses parents sourds , car elle ne peut communiquer oralement avec eux , elle ne peut pas leur téléphoner , leur parler pendant quelle fait une action ( car la langue des signes se fait avec les bras ainsi que les expressions faciales ).

 

Ensuite , nous apprenons la vie de ses parents, qui ont lutté pour avoir le droit d’obtenir une école pour les sourds en France. Difficile pour eux aussi que leur fille ne soit pas mal-entendante comme eux, car la transmission père-fille ou mère-fille est rendue compliquée : inutile de lui enseigner ce qu’ils ont vécu, appris pour mieux vivre leur handicap.

 

Au final, j’ai bien apprécié ce livre car nous découvrons un nouveau monde , un nouveau quotidien, et que cela permet aussi de se mettre à la place de toute personne ayant un handicap et de comprendre leurs difficultés ainsi que leurs exploits . Ce livre a donc amélioré mon point de vue par rapport à ces personnes .

 

Nathanaël Cobat

 

ZAI ZAI ZAI ZAI, une bande dessinée de FABCARO, publiée en 2015

 

Zaï Zaï Zaï Zaï raconte l’histoire d’un homme, auteur de bande dessinée, qui oublie sa carte de fidélité dans un supermarché. Depuis cet oubli dérisoire, le voilà en cavale, comme s’il avait commis un crime très grave.

 

Ses mésaventures sont l’occasion d’une critique de la société contempoiraine sous le signe de l’humour. Ce livre est facile à lire car le vocabulaire est récent. Les dessins sont plutôt simples, ils sont colorés de 3 couleurs seulement : le blanc, le noir, le beige.

 

J’ai trouvé ce livre drôle, même si je ne parvenais pas toujours à comprendre l’humour parfois destiné aux adultes. Le livre est court, il ne comprend que 80 pages. Bref mais agréable.

 

Le livre Dans la mer il y a des crocodiles de Fabio Geda a été publié en 2010 en Italie puis traduit en Français en 2011.

 

Ce récit parle d’un sujet actuel, les migrants. Beaucoup de personnes les repoussent car ils font peur. Mais après avoir lu ce texte, nous prenons en compte ce qu’ils ont traversé, et cela nous pousse à leur venir en aide. Tous essayent d’échapper à la guerre comme le jeune garçon, Enaiatollah Akbani, âgé de 10 ans. Il se retrouve seul car sa mère l’a abandonné, et il doit maintenant se débrouiller seul. Il travaille pour vivre, et parcourt plusieurs pays en faisant des rencontres. Certains vont l’accompagner pour aller en Italie.

 

Ce livre est touchant car j’ai pris conscience de toutes les misères que subissent les familles pour échapper à la mort. Je me rends compte de la chance que j’ai d’avoir du confort, un enseignement mais surtout, je ne vis pas dans la crainte de mourir d’un instant à l’autre.

 

Le fait que ce soit l’enfant qui raconte l’histoire m’identifie davantage au personnage, j’ai ressenti beaucoup d’émotions au cours de ma lecture, et donc de son voyage.

 

C’est un roman de 273 pages qui se lisent assez rapidement car la langue est facile à comprendre et il y a un suspens : L’enfant va t-il survivre à toutes ces péripéties?

 

Lyse Guérand

 

Titre : Patients

 

Auteur : Grand Corps Malade

 

Genre : roman autobiographique

 

Date de sorti : 2012

 

Date de sorti au cinéma : 2017, sous le même titre

 

Résumé : Fabien n’a pas encore vingt ans et joue avec ses amis lorsqu’il heurte le fond de la piscine en faisant un plongeon, il se déplace les vertèbres… Les médecins lui annoncent qu’il restera probablement paralysé à vie. Il rencontre des péripéties entre les rires et les larmes durant les mois au centre de rééducation, les soins quotidiens, les médecins et les infirmiers dont il est totalement dépendant. Il côtoie d’autres patients dans la même situation que lui. Après une année de rééducation, il retrouve peu à peu l’usage de ses membres.

 

Mon avis : Ce roman est un roman palpitant. On se met très facilement à la place du personnage. J’ai beaucoup aimé ce roman car Fabien raconte son histoire avec beaucoup de recul, d’humour, de douceur, de sagesse, de sensiblité… Ce livre rend aussi hommage aux personnes du milieu hospitalier à qui il porte un grand respect et une énorme considération. Fabien donne une bonne leçon de vie. Il nous fait comprendre que tout le monde peut être victime d’un accident et que la vie peut basculer du jour au lendemain sans s’y attendre, comme lui l’a vécu. Il s’agit d’un livre qui fait évoluer l’esprit du lecteur.

 

Note : 4/5

 

Osmond Célia

 

 

 

L’orangeraie de Larry Tremblay édité en 2013 au Québec

 

Ce livre nous raconte l’histoire de jumeaux vivants en compagnie de leurs parents dans une contrée qui ressemble au Moyen-Orient. Or, un jour à cause d’un obus qui tue leurs grands-parents, la région se laisse emporter par la guerre, transformant les deux jumeaux de neuf ans en adultes d’une maturité certaine. Quelques temps plus tard, un chef de région va venir demander à leur père de sacrifier l’un de ses fils qui devra servir de « kamikaze » et faire exploser un camp de militaire. Ce roman va vous montrer les travers cruels de la guerre en abordant des thèmes tels que la mort, le sacrifice ou encore l’abandon. A la fin une révélation très perturbante (dans le bon sens du terme) et surtout inattendue vous donnera un regard nouveau sur le livre. Les cent cinquante pages qui le constituent ne vont pas vous paraître tellement longues. Le roman vous tient en haleine. Que ce soit à cause de la relation entre les deux frères qui va prendre fin ou tout simplement grâce à un style qui rend la lecture fluide tout en étant bien écrit. Le seul défaut que je relèverais est que lorsque l’on s’approche de la fin, le cadre spatio-temporel change, ce qui pour moi casse le rythme que le roman avait réussi à apporter jusqu’ici. Donc c’est grâce à son récit poignant et ses nombreuses autres qualités que je vous conseille évidemment ce livre.

 

JOLY Titouan

 

 

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